Pour cette 11ᵉ édition, l’enquête annuelle de l’ISTF a une nouvelle fois interrogé des professionnels du monde de la formation ainsi que des apprenants sur leur expérience en formation. Comme chaque année, ce baromètre fournit de nombreuses données précieuses pour piloter sa stratégie formation.
L’offre de formation se stabilise
Le digital learning, qui a connu un essor fulgurant ces dernières années, est désormais bien plus qu’une alternative : il est devenu un levier stratégique incontournable pour développer les compétences et l’adaptation des entreprises aux défis économiques, sociaux et environnementaux de demain. Cela se reflète dans la répartition entre les dispositifs de formation au sein des offres globales de formation, qui reste assez équilibrée encore cette année : présentiel (38 %), distanciel (28 %), et blended (37 %). Aussi, quand on demande aux panélistes quelles sont les modalités qu’ils voudraient développer en 2025, ils répondent sensiblement la même chose que l’an passé : d'abord le multimodal et en second les contenus asynchrones. Sur cet item également, le plus marquant, c'est la stabilité des tendances depuis plusieurs années. Les intentions des services formation sont ainsi claires : proposer toujours plus de mix pédagogiques à leurs apprenants.
L’internalisation continue
D’année en année, les stratégies de contenus digitaux ont vu la part de l’internalisation (au total 76 % cette année) s’imposer face à l’externalisation (24 %). La culture du digital learning est aujourd’hui pleinement intégrée au sein des départements Learning. Bien que toujours majoritaire, la part des créations faites par les services formations et les formateurs se réduisent alors que les collaborateurs « non formateurs », comme notamment les experts métiers, sont de plus en plus contributeurs des ressources pédagogiques. Les outils deviennent très accessibles pour certains et l’utilisation de l’IA facilite aussi la production des ressources. À défaut de les produire eux-mêmes, les digital learning managers et ingénieurs pédagogiques auront de plus en plus besoin de méthodes et outils pour cadrer et accompagner ces « formateurs ou concepteurs occasionnels ». L’ISTF accompagne d’ailleurs de plus en plus d’entreprises dans cette dynamique.
Développer l’engagement des apprenants, enjeux clés de 2025
Quand on tend l’oreille sur le marché du digital learning, on peut vite avoir l’impression que l’IA sera la grande sinon la seule priorité des structures formation. Notre sondage nous montre d'ailleurs que l’utilisation de l’IA dans les processus et projets formation occupe la 2ᵉ place du classement des enjeux de 2025. Pourtant, la première place est occupée par l’optimisation de l’engagement des apprenants. Pour peu qu’on prenne un peu de hauteur, la primauté faite à cet enjeu n’est guère surprenante. L’utilisation de l’IA permet certes de gagner en productivité, en réactivité et finalement en efficacité dans les déploiements de formation ; mais ces bénéfices resteraient bien théoriques si l’expérience apprenant n’était pas pensée en amont et si l’engagement des utilisateurs finaux n’était pas au cœur des préoccupations des professionnels de formation… Comment s’assurer qu’un apprenant conserve garde sa motivation et son implication dans un parcours de formation ? On y vient un peu plus loin… Auparavant, notons que les enjeux RSE sont toujours plus présents dans les stratégies d’entreprise, et donc dans la formation : éco-responsabilité, accessibilité et inclusion. Des sujets dont les équipes pédagogiques se saisiront sans doute cette année, et qui demandent des méthodes et des compétences bien spécifiques.
Les facteurs d’engagement en Digital Learning
Alors que le Top 3 des facteurs d’engagement restait inchangé depuis des années, un nouveau facteur s’est immiscé en 2025 : l’aménagement d’un temps dédié à la formation vient au second rang pour commencer une formation et au troisième pour la terminer. Du côté des apprenants, le premier facteur, qui vaut aussi bien pour commencer que pour terminer une formation, c’est l’obtention d’un badge, d’une certification ou d’une micro-certification à la fin du parcours de formation, pour matérialiser et valoriser les compétences qu’ils auront obtenues. Axe stratégique que nombre d’organismes de formation développent depuis plusieurs années, la proposition d’une preuve de compétence à l’issue d’une formation est un levier d’engagement que les départements learning ont bien intérêt à se saisir pour proposer des expériences Apprenantes attractives. On s’en doutait ; c’est confirmé !
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